- Dos gris bleu, bandeau noir à travers l'œil, dessous crème et flancs roux. Mâle et femelle se ressemblent.
- Seul oiseau du jardin à grimper et à descendre les troncs la tête en bas.
- Nichoir : trou de 32 mm, elle l'enduit de boue pour l'ajuster. Pose de l'automne à fin février.
- Mangeoire : tournesol, cacahuètes, noix, graisse ; elle emporte une graine à la fois.
- Sédentaire et fidèle à son territoire, protégée en France.
- Taille
- 12 à 14 cm de long
- Poids
- 20 à 25 g environ
- Présence en France
- Sédentaire toute l'année, très fidèle à son territoire
- Régime
- Insectes et araignées au printemps, graines, noisettes et faînes le reste de l'année
- Aliments en mangeoire
- Tournesol, cacahuètes non salées, noix, graisse
- Nichoir
- Boîte fermée, trou de 32 mm, posée de 2 à 5 m, entrée qu'elle maçonne avec de la boue
- Statut de protection
- Espèce d'oiseau sauvage protégée en France
- Longévité
- 3 à 5 ans en moyenne, plus de 10 ans pour les records
Reconnaître la sittelle torchepot
Le bandeau noir qui traverse l'œil comme un masque est sa signature. Le dos est gris bleu et le ventre crème, avec des flancs roux plus marqués chez le mâle.
- Silhouette trapue, queue courte, bec droit et pointu.
- Vol court et ondulé d'un tronc à l'autre.
- Cri puissant et sifflé, « tui-tui-tui », qui porte à 100 m.
Le grimpereau des jardins, plus petit et brun, ne descend jamais un tronc. La sittelle, elle, le fait en tête en bas, ce qui l'identifie à coup sûr.
Une grimpeuse qui descend
Elle s'agrippe grâce à de longues griffes et ne s'appuie pas sur sa queue comme le font les pics. Ce principe lui permet d'explorer l'écorce dans les deux sens et de dénicher des insectes cachés.
| Critère | Sittelle torchepot | Grimpereau des jardins |
|---|---|---|
| Taille | 12 à 14 cm | Environ 12 cm, plus fin |
| Dos | Gris bleu uni | Brun strié |
| Déplacement | Monte et descend les troncs | Monte en spirale, repart en bas d'un autre arbre |
| Bec | Droit, court | Fin et recourbé |
Nichoir à sittelle : trou de 32 mm et boue
Elle niche dans un trou d'arbre, souvent une ancienne loge de pic. Le détail unique : elle enduit l'entrée de boue pour la réduire à sa taille. Le nom « torchepot » vient de ce geste, torcher signifiant enduire.
- Trou de 32 mm, comme pour la mésange charbonnière, sans perchoir.
- Pose entre 2 et 5 m, ouverture à l'est ou au sud-est, boîte légèrement inclinée vers l'avant.
- Bois épais non traité ; le tronc d'un grand arbre convient mieux qu'un mur nu.
- Pose de l'automne à fin février, à l'écart des chats.
- Laisser une flaque de terre ou un coin humide : c'est sa réserve de boue en avril.
L'entrée en terre séchée fait partie du nid et ne se retire pas en cours de saison. En septembre-octobre, vider l'intérieur suffit. Le choix du trou est détaillé dans diamètre du trou d'un nichoir.
Ce que mange la sittelle torchepot
Au printemps et en été, elle chasse insectes et araignées sur l'écorce. À l'automne, elle récolte faînes, noisettes et glands, qu'elle coince dans une fissure d'écorce pour les marteler.
- Tournesol, cacahuètes non salées, noix : elle prend une graine et part la cacher.
- Graisse sans filet plastique, accrochée sur un tronc ou une branche épaisse.
- Un distributeur fixé verticalement sur un tronc lui convient mieux qu'un modèle suspendu.
Reproduction : de la boue à l'envol
La femelle garnit la cavité d'écailles d'écorce de pin plutôt que de mousse. Elle pond 6 à 9 œufs, couvés environ deux semaines. Les jeunes quittent le nid vers 3 à 4 semaines, avec une seule couvée par an.
Ne pas ouvrir la boîte de mars à juillet. Un parent dérangé peut abandonner la nichée. Voir quand installer un nichoir pour le calendrier complet.
Statut et fréquentation
La sittelle n'est pas menacée, mais elle dépend de vieux arbres à cavités. Les haies taillées à ras et les arbres abattus la font reculer localement.
Comme la plupart des oiseaux sauvages en France, la sittelle torchepot est protégée : un nid occupé ne se déplace ni ne se détruit, et l'oiseau ne se capture pas.
Questions fréquentes
Pourquoi la sittelle s'appelle-t-elle « torchepot » ?
Parce qu'elle torche, c'est-à-dire enduit, l'entrée de son nid avec de la boue pour la réduire. Le « pot » désigne la cavité. Le geste est visible au printemps.
La sittelle torchepot est-elle migratrice ?
Non, elle est sédentaire. Un couple reste souvent sur le même territoire toute sa vie. Elle se déplace peu, même en hiver, et rejoint parfois des bandes de mésanges.
Comment reconnaître une sittelle torchepot femelle ?
Presque identique au mâle : mêmes couleurs, mêmes cris. Les flancs roux sont un peu moins vifs chez elle. La distinction se fait surtout au nid, la femelle couvant seule.
Quel diamètre de trou pour une sittelle torchepot ?
32 mm, comme pour la charbonnière. Si le trou est plus grand, elle le rétrécit avec de la boue. À 28 mm, elle ne passe pas et la boîte revient à la mésange bleue.
La sittelle torchepot est-elle en danger ?
Non, l'espèce est commune en France. Elle dépend toutefois de vieux arbres creux et recule là où ils disparaissent. Un nichoir compense en partie ce manque.
Que mange la sittelle torchepot à la mangeoire ?
Tournesol, cacahuètes non salées, noix et graisse. Elle emporte une graine à la fois et la coince dans l'écorce. Sa place préférée est un tronc ou un distributeur vertical.
À explorer ensuite : Mésange charbonnièrePic vertOrientation d'un nichoir